Historique de l'entreprise Massey-Ferguson :
Massey-Ferguson fut l'une des plus importante entreprise du machinisme agricole. Fondé en 1847 à Newcastle au Canada, le petit atelier de ferronnerie devient rapidement une grande industrie et rayonne sur le monde avec l'implantation d'usines aux Etats-Unis, Afrique du Sud, Angleterre, Australie, Allemagne.
En France, le groupe Massey-Ferguson S.A. regroupe alors plusieurs établissements : le siège social à Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), la production des moissonneuses-batteuses, des ramasseuses-presses, les cabines-tracteurs et pièces pour tracteurs et un atelier de fonderie à Marquette-lez-Lille (Nord), la production de tracteurs complets à Beauvais (Oise), le centre de réception et réexpédition de matériels à Saint-Just (Oise), le service central des pièces détachées à Athis-Mons (Essonne), le centre d'essai des matériels à Viarmes (Val d'Oise), le centre de formation à Gif (Essonne).
Syndicat CGT de l'usine Massey de Marquette-lez-Lille :
En 1926, le groupe canadien Massey-Harris implante sa première usine à Marquette-Lez-Lille, le site présentant des conditions favorables à l'essor de l'entreprise (présence de chemins de fer, proximité de l'agglomération urbaine de Lille et des pays de l'Europe du Nord). L’usine de Marquette-Lez-Lille produisait les moissonneuses-batteuses, les ramasseuses-presses, les cabines-tracteurs et pièces pour tracteurs, et comprenait également une fonderie.
En 1960, la fabrication des tracteurs est stoppée dans le Nord de la France pour émigrer dans une usine à Beauvais, tandis que Marquette continue à fabriquer pour Beauvais une part importante des composants tracteurs. Après la fermeture de l'établissement de Eschwege (Allemagne) en 1971 et celui de Kilmarnock (Ecosse) en 1980, Marquette reste en 1981 le centre européen de production de matériel agricole avec son engineering et son marketing propres, livrant ses productions non seulement en Europe mais également en Asie, en Afrique et Australie.
En 1961, le trust entreprend de rationaliser ses unités françaises, mais se heurte à Marquette à des travailleurs solidement organisés, principalement dans la C.G.T. (syndicat des métaux de Marquette). À cette époque (1961-1962), le syndicat C.G.T. décide de se doter d'une organisation de « masse », active lors des « grands combats ». Cette même année, la direction ferme des ateliers de fabrication de tracteurs, licenciant 1 000 des 2 700 ouvriers de l'usine, avant d'annuler sa décision devant les réactions syndicales. Manifestations et débrayages se succèdent alors jusqu’en 1984, date de la fermeture de l'usine. Les anciens de Massey restent encore actifs au sein de la mutuelle et du syndicat CGT, qui continue à publier une revue.
A l'heure actuelle, subsistent deux organisations ouvrières encore très actives :
- la section des retraités-veuves du syndicat C.G.T. des travailleurs de métallurgie de Marquette.
- la mutuelle spécifique de l'entreprise qui s'est transformée en une structure autonome et privée de mutuelle complémentaire de protection sociale (M.C.P.S.).
Comité d'établissement de l'usine de Marquette, Commission omnisports :
Ce nom évoque l'une des plus importantes entreprises du machinisme agricole de l'après-guerre jusqu'à sa fermeture totale en 1986. Implantée en 1926, l'usine de Marquette-lez-Lille (alors Massey-Harris) oriente ses activités vers le matériel de fenaison. En 1947, le groupe Massey-Harris absorbe les sociétés de fabrication de tracteurs Harris-ferguson, pour devenir en 1953 Massey-Harris-Ferguson, abrégé en 1958 en Massey-Ferguson. Les œuvres sociales proposées par le comité d'établissement sont nombreuses et variées. Parmi elles figurent les activités sportives à travers la commission omnisports. Celle-ci propose à la fois une activité traditionnelle de compétition et un sport de détente (basket, volley-ball, tennis de table, football, équitation, boules, pêche et course à pied).
