La confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) est créée en 1919. Après 1945, elle est marquée par un mouvement de « déconfessionnalisation », tendance qui devient finalement majoritaire en 1961 sous la conduite du nouveau secrétaire général, Eugène Descamps. La rupture définitive a lieu en 1964 lors du congrès extraordinaire de Paris des 6 et 7 novembre. La confédération française des travailleurs chrétiens devient alors la confération française démocratique du travail (CFDT).
La CFDT se détache donc de ses racines chrétiennes pour placer son action dans le cadre des luttes de classes.
En 1968, la CFDT appelle à l'action dans les entreprises. Au congrès de 1970, la CFDT adopte de nouveaux statuts en prônant l'autogestion des entreprises, c'est-à-dire une prise de décision par l'ensemble des membres des entreprises.
Les syndicats CFDT-PTT Lille-Gare et Lille-Lezennes sont des sections syndicales locales de la CFDT-PTT. Avant 1979, seule la section de Lille-Gare existait. Il faut attendre le 1er octobre 1979 pour voir la création du centre de tri automatique (CTA) de Lille-Lezennes. Une partie des salariés de Lille-Gare est transférée à Lille-Lezennes, ce qui explique l'apparition de cette nouvelle section au sein de la CFDT-PTT.
La fédération Solidaires, Unitaires et Démocratiques PTT (Postes et télécommunications) naît d'un processus d'exclusion au sein de la CFDT à l'automne 1988. Trois points motivent alors les décisions de la direction de la CFDT pour mettre dehors ceux et celles qu'Edmond Maire, alors secrétaire général du syndicat, qualifiera de « moutons noirs » au congrès confédéral de Strasbourg en novembre 1988. On leur reproche le soutien aux mouvements des coordinations de l'automne 1988, le soutien à la lutte des « camions jaunes» (grève des postiers qui paralysa le trafic postal en 1988 animée et soutenue par la CFDT-PTT Ile de France. La confédération condamna cette grève et appela à la reprise du travail), la dénonciation de l'accord salarial Fonction publique conclu par le gouvernement et signé par la CFDT alors qu'il entérine les pertes de pouvoir d'achat des fonctionnaires. En fait, la CFDT décida d'apporter son soutien aux chantiers de modernisation de la fonction publique, comprenant celle des PTT avec la réforme Quilès (cette réforme de 1990 donne naissance à deux établissements publics distincts : La Poste et France Télécom, qui deviennent des exploitants autonomes). Le syndicat dut donc mettre au pas les équipes les plus opposées. La majorité des militants CFDT-PTT sanctionnés de la région parisienne créèrent une nouvelle fédération au sein des PTT : SUD (Postes et télécommunications: Solidaires, Unitaires et Démocratiques). La fédération SUD-PTT a la volonté de contribuer à une rénovation du syndicalisme en privilégiant des méthodes d'expression, de débats et d'actions s'appuyant sur les aspirations des salariés.
La fédération SUD-PTT est composée des syndicats locaux, en général départementaux regroupant les adhérents Poste et Télécom. Ces syndicats sont la structure politique de base de la fédération et disposent d'une personnalité juridique propre. Le syndicat SUD-PTT Lille-Lezennes est donc une section syndicale locale de la fédération SUD-PTT, créée en 1988 suite à l'exclusion des syndicalistes de la CFDT-PTT Lille-Lezennes. Le but principal de SUD-PTT Lille-Lezennes est la défense des intérêts matériels et moraux, économiques et professionnels des salariés en activité ou à la retraite de La Poste de la section de Lille-Lezennes. Pour cela, il défend des cas individuels et mène des combats collectifs.
Le congrès national fédéral a lieu tous les trois ans et réunit près de 400 délégués, représentant l'ensemble des syndicats départementaux. Le congrès élit un bureau fédéral composé de 50 membres sur deux collèges : un collège Poste et un collège Télécom. Le bureau fédéral est responsable devant le comité fédéral et devant le congrès de l'ensemble des activités et positions de la fédération. Un comité fédéral représentant l'ensemble des syndicats locaux se réunit trois fois par an pour décider des orientations entre deux congrès et vérifier l'activité du bureau fédéral.
